dimanche 14 août 2016

Pâques ou Pâque ? (partie 9)

Le chapitre 15 marque une nouvelle étape dans la vie d'Abram. Après avoir quitté la maison de son père à Charan, puis s'être séparé de Lot, Abram à fait la démonstration de son attachement à Dieu. Abram en Canaan n'est plus le fils de telle ou telle maison et n'a lui-même pas de fils. Il est un patriarche sans semence issue de son sang, mais tenant d'une promesse faite par un Dieu qui lui a promis une descendance nombreuse. Après sa rencontre avec Melchisédek, il sait que Dieu marche avec lui, qu'Il le bénit et le protège.

Cependant Abram n'est pas seul et s'est même constitué une maison, dans le sens d'une famille spirituelle. En Genèse 14 : 14 on lit: "Dès qu’Abram eut appris que son parent avait été fait prisonnier, il arma trois cent dix-huit de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison". Les serviteurs nés dans sa maison peuvent être traduits par: "partisans fils de sa maison". Partisans dont les synonymes peuvent être les adeptes d'une doctrine ou des disciples. Autrement dit, Abram est reconnu comme le patriarche d'une communauté de 318 individus partageants les mêmes valeurs que lui. Le principe est particulièrement souligné dans le chapitre 15.

1 La parole de l’Eternel fut adressée à Abram dans une vision, et il dit : Abram, ne crains point ; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande. 2 Abram répondit : Seigneur Eternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfants ; et l’héritier de ma maison, c’est Eliézer de Damas. Genèse 15. "Eliy`ezer" = "Dieu est un secours". La correspondance entre "Je suis ton bouclier" et "Dieu est un secours" est évidente, soulignant par-là que les fils de la maison d'Abram sont également des gens qui ont reconnu le Dieu d'Abram comme leur dieu et même qu'il porte Son nom. Car il était extrêmement commun à cette époque de porter le nom du dieu auquel on croit, adjoint d'un de ses qualificatifs. Une petite communauté de croyants dans le Dieu Très-Haut c'est donc formée autour d'Abram.

Outre Eliézer, on sait que ceux qui l'accompagnèrent pour récupérer Lot sont tous reconnus comme des fils de sa maison, soit Mamré l’Amoréen propriétaire de la forêt de chênes où réside Abram, son frère d’Eschcol et son frère d’Aner, qui avaient fait alliance avec Abram et marché avec lui. Dans Gen 14:13 il est écrit que les trois frères sont des "chefs" ou des maîtres de maison qui firent alliance avec Abram. Il faut donc bien comprendre que ces hommes n'étaient pas à son service, mais vivaient dans sa proximité et au fil du temps et des discutions ils sont certainement devenus des adeptes du Dieu d'Abram et même des proches assimilés à des enfants spirituels. Leurs noms sont restés inscrits dans la Bible et même ils sont présents aux côtés de Melchisédek. Cette fratrie a reconnu en Abram un père spirituel, un patriarche. Ainsi la Bible souligne dans les chapitres 14 et 15 d'une manière fracassante contre les dogmes du judaïsme, que la filiation par Abraham ne relève pas uniquement du sang, mais bien de la foi qui justifie le croyant. Isaac ne devient dans ce contexte que le point d'orgue d'une filiation qui va prendre une dimension spirituelle bien plus grande que juste celle issue du sang. Mais nous verrons cela plus tard.

La justification par la foi est la grande œuvre de l'Eternel et c'est ce qui encore une fois souligné dans les versets qui suivent: " 4  Alors la parole de l’Eternel lui fut adressée ainsi : Ce n’est pas lui (Eliézer) qui sera ton héritier, mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. 5  Et après l’avoir conduit dehors, il dit : Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Telle sera ta postérité. 6  Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui imputa à justice." Genèse 15. Abram a foi en Dieu et pour cela le Dieu de justice, Celui qui juge entre le bien et le mal, entre la semence de Dieu et de Satan, reconnaît en Abram un juste. Abram est donc bien justifié par sa foi et absolument rien d'autre, sa descendance directe par Adam et Noé n'y est pour rien du tout. La voie du sang n'est donc d'aucune utilité pour entrer dans le Royaume des cieux et y rejoindre son Roi de justice.

La suite de l'histoire, concernant l'alliance qui va être scellée entre l'Eternel et Abram, doit être expliquée pour en comprendre les tenants et aboutissements. Ce passage de la Genèse nous raconte l'Alliance entre Dieu et Abraham, en se servant d'un rite très primitif. Pour manifester que l'alliance était scellée entre eux, les deux contractants d'une alliance préparaient un sacrifice et, partageant les animaux offerts en sacrifice en deux moitiés, les parties contractantes passaient ensemble entre les moitiés des animaux partagés. Les deux parties de l'animal représentaient les deux parties contractantes, engagées par un seul sang. C'est une autre manière de dire: "à la vie, à la mort". C'est également la plus haute manière de sceller un pacte, car c'est un dieu qui en est le témoin et le garant. Car après le passage entre les parties découpées, l'animal était consumé par le feu comme un holocauste. Si une des parties contractantes violait l'alliance ainsi scellée, on considérait qu'elle devait finir comme le cadavre de l'animal sacrifié. C'est le sens qui est donné en Jérémie 34 : 18  Je livrerai les hommes qui ont violé mon alliance, qui n’ont pas observé les conditions du pacte qu’ils avaient fait devant moi, en coupant un veau en deux et en passant entre ses morceaux ; 19  je livrerai les chefs de Juda et les chefs de Jérusalem, les eunuques, les sacrificateurs, et tout le peuple du pays, qui ont passé entre les morceaux du veau ; 20  je les livrerai entre les mains de leurs ennemis, entre les mains de ceux qui en veulent à leur vie, et leurs cadavres serviront de pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.
Genèse 15 : 7 L’Eternel lui dit encore : Je suis l’Eternel, qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée, pour te donner en possession ce pays. 8  Abram répondit : Seigneur Eternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? 9  Et l’Eternel lui dit : prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. 10  Abram prit tous ces animaux, les coupa par le milieu, et mit chaque morceau l’un vis-à-vis de l’autre ; mais il ne partagea point les oiseaux. 11  Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres ; et Abram les chassa. 12 Au coucher du soleil, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur et une grande obscurité vinrent l’assaillir.

L'Alliance qui est en passe d'être scellée ici, est relative à la possession du pays et rien d'autre. Abram prépare les animaux en les coupant en deux et attend… Les heures passent et rien ni personne n'arrive, si ce n'est des vautours attirés par l'odeur des cadavres qui se décomposent au soleil. Pour Abram le spectacle est consternant. Outre les mouches et l'odeur qui l'incommodent, il passe sa journée à chasser les vautours. Au crépuscule la lassitude et le doute le gagne. Quand vient la nuit, une grande crainte et doute l'assaillent, "et si l'Eternel ne venait pas?" Abram est d'une humeur noire, car il sait que s'il reste seul entre les deux parties du sacrifice, que celui-ci est sans valeur. C'est même pire que cela, car on peut l'interpréter comme un rejet, comme un refus d'alliance. "Reste au milieu de tes charognes Abram, tu ne vaux pas mieux qu'elles, nomade tu es et tu resteras!"

Mais quand vient la nuit, nous entrons dans un nouveau temps, un nouveau jour selon le modèle hébraïque. Alors qu'il fait nuit noire, peu à peu les étoiles et la Lune disparaissent voilées par une fumée qui s'épaissit. Au milieu de ses charognes nauséabondes, Abram terrorisé perçoit une forte odeur de brûlé, comme celle d'un four chauffé à blanc. A tâtons il recule entre les parties découpées par lui pendant la journée, car il sent après l'odeur de brûlé une chaleur intense qui se rapproche. Enfin il perçoit dans le noir une lueur rougeoyante comme une colonne de feu qui passe entre les animaux partagés, consumant tout et réduisant en cendres toutes les carcasses. Même le sol en reste totalement calciné. L'odeur de charogne a disparu, il ne reste plus que celle de la cendre. L'Alliance pour l'octroi de la terre de Canaan vient d'être scellée entre Dieu et Abram. Genèse 15 : 18  En ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate, 19  le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, 20  des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, 21  des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens.

La postérité d'Abraham

Une question fondamentale se pose à partir du chapitre 15: qui peut se prévaloir de la postérité d'Abram? Car à ce stade de l'histoire, Abram porte toujours encore le nom de son dieu mésopotamien et réside dans un pays où il se reconnaît lui-même comme un étranger. Les seuls "fils de sa maison" sont des partisans de son Dieu et un fils lié à une promesse divine. "Le fils de la promesse" devra hériter seul des biens d'Abraham, mais pas seulement, il héritera également de la promesse de Dieu. La promesse divine pourrait être traduite par donner sa parole et ainsi on comprend que la "promesse" est la Parole de Dieu. La Parole de Dieu dans ce contexte devient un acte d'engendrement de la chair. Le "fils de la promesse" est donc également l'expression de la "Parole faite chair", ce qui est l'expression vraie du fils d'Abram qui devient de facto le fils de Dieu. A partir de là, le nom d'Abram va devoir changer, car il est impossible dans ce contexte que la filiation d'Isaac puisse être liée au nom d'une divinité païenne mésopotamienne. Il ne faut pas être expert en science biblique pour se rendre compte immédiatement que les personnages historiques de la Genèse prennent une dimension spirituelle qui dépasse largement le cadre de leur vie terrestre. En fait, Dieu va utiliser les patriarches bibliques comme des outils pédagogiques expliquant ce que Dieu veut de l'homme et surtout comment Son plan de salut va s'accomplir dans l'humanité. Tout ce que l'on voit alors sur Terre n'étant que le reflet de ce qui se passe dans le Ciel.

Abram est la focale par laquelle se projette la vision divine. Par sa vie il devient le modèle, l'archétype parfait du croyant. Le moule dans lequel tout croyant doit se couler pour devenir un fils de Dieu. A ce stade le message qui transparaît dans la vie du patriarche est celui-ci: "va, quitte ton pays et ta famille pour entrer dans le royaume de Ma promesse."  Ce message divin est toujours d'actualité et va résonner dans le temps jusqu'aux derniers jours: Apocalypse 18 : 4  Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux.

Ignorer l'aspect spirituel du message divin qui transparaît au travers de la vie D'Abram est le grand tort et la tragédie de tout le peuple juif. L’herméneutique talmudique qui tente de décrypter la Torah et la vie des patriarches bibliques par des raisonnements terrestres, passe complètement à côté du sujet et fabrique des fils de la connaissance du bien et du mal, au lieu d'engendrer des fils de Dieu. Il faut bien convenir que le « raisonnement » talmudique présente des caractéristiques bien singulières en ses questionnements, en ses énonciations et en ses déconstructions, sous lesquels la solution semble impossible à trouver. On peut y voir un débat intergénérationnel, une gymnastique de l’esprit, une élaboration du désaccord qui laisse le débat même inachevé et qui nous laisse perplexes. Dans l’univers talmudique, la question détient plus d’importance que la réponse, le « goût d’inaccompli » amène le lecteur, « encore et toujours » à chercher davantage, sans jamais réellement trouver. Le Talmud est bien alors une littérature qui « assoiffe sans jamais abreuver ».

Avec les "Sages", qui donnèrent naissance au judaïsme rabbinique, la sagesse va devenir une folie, car les deux traditions écrites et orales sont considérées chez les juifs comme émanant d’une seule et unique révélation, toutes deux révélées sur le mont Sinaï. Les "Sages" vont accorder à la loi orale une plus grande autorité que la loi écrite, « Dieu n’avait plus de place là où l’homme suggérait son interprétation ». Seule l’interprétation des "Sages" sera alors valable car elle provient des Cieux au travers de la Bible et se révèle comme une lecture rétrospective de l’Écriture, qui confère sens à la loi divine et qui rend la révélation atemporelle… à venir. Cependant, les commentaires et les questionnements ne sont jamais finis, mais cherchent dans un temps futur une réponse qui doit venir dans la personne du Mashiah. Or la réponse divine est déjà écrite dans le temps et appartient désormais au passé, car le Messie est venu dans la personne de Jésus. Le Talmud dans ce sens devient de facto un texte antéchrist qui loin de faire des juifs des fils d'Abram en fait des enfants du diable. C'est ce que souligne particulièrement le Messie Lui-même.

Postérité d‘Abraham, son serviteur, enfants de Jacob, ses élus ! Psaumes 105 : 6. Les israélites se considéraient comme étant cette postérité, ce que Jésus ne nia pas. Par contre Jésus leur dira que ce qu'ils faisaient n'était pas conforme aux œuvres d'Abraham. En d'autres termes, il leur disait que leurs œuvres et leurs agissements anéantissaient le droit de se réclamer de cette postérité.

Jean 8 : 30 Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. 31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; 32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. 33 Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis–tu : Vous deviendrez libres ? 34 En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. 35 Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. 36 Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. 37 Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. 38 Je dis ce que j’ai vu chez mon Père ; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père. 39 Ils lui répondirent : Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit : Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. 40 Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a point fait. 41 Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent : Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ; nous avons un seul Père, Dieu. 42 Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi–même, mais c’est lui qui m’a envoyé. 43 Pourquoi ne comprenez–vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44  Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. 45  Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. 46 Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? 47  Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu… 51 En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. 52  Maintenant, lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. 53  Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être ? 54  Jésus répondit : Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon Père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, 55  et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais ; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole. 56  Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. 57  Les Juifs lui dirent : Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! 58  Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. 59  Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui ; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.

Dans ce passage Jésus dit clairement qu'il est l'expression physique de la Parole de Dieu, il est la Parole faite chair, donc qu'il est Dieu. "Avant qu’Abraham fût, je suis (יהוה)". Proclamé dans le temple de Jérusalem ces mots prennent un sens très particulier, c'est le moins que l'on puisse dire. Or c'est sur l'unique base de ces paroles du Messie que peut se définir qui est réellement fils d'Abraham. C'est également ce qu'écrit l'apôtre Paul: "Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d‘Abraham, héritiers selon la promesse". Galates 3 : 29. Cette déclaration importante de Paul aux Galates est importante : faut-il encore comprendre pourquoi il rattache notre appartenance à Christ à celle de la postérité d'Abraham. Le mot grec traduit par  « postérité » en français est « sperma » semence, enfants, descendance, race. Il y a ici un principe actif de la foi dans cette lignée de croyants. Car c'est cette semence, c'est-à-dire la graine, qui a le pouvoir de faire germer un plant. Il y a dans cette postérité les germes d’une nouvelle race de croyants qui se perpétue par Christ Lui-même qui est le germe de Dieu. Semence de Dieu annoncée par les prophètes.

Esaïe 61:11 Car, comme la terre fait éclore son germe, et comme un jardin fait pousser ses semences, ainsi le Seigneur, l’Eternel, fera germer le salut et la louange, en présence de toutes les nations.
Jérémie 23:5 Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je susciterai à David un germe juste ; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.
Zacharie 3:8 Ecoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi ! car ce sont des hommes qui serviront de signes. Voici, je ferai venir mon serviteur, le germe.
Zacharie 6:12 Tu lui diras : Ainsi parle l’Eternel des armées : Voici, un homme, dont le nom est germe, germera dans son lieu, et bâtira le temple de l’Eternel.

La postérité d'Abraham aux yeux de Dieu n'est pas le produit exclusif issu de ses reins, mais également de sa foi. La semence d'Abraham se reconnaît dans ce qu'elle possède en elle la vie, la vie éternelle. Implicitement le livre de la Genèse dévoile le contour de l'héritier légitime : Il sera fils d'une promesse, de la Parole de Dieu et même un objet de sacrifice. Le fils qui absorbera dans son intégralité toutes ces composantes sans restriction, celui seul héritera du pays et portera en lui l'héritage de son père.

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