lundi 5 septembre 2016

Pâques ou Pâque ? (partie 10)

Le chapitre 16 est le chapitre des compromissions humaines. Dieu avait promis à Abram qu’il ne le laisserait pas sans héritier et lui donnerait un fils. Au départ, Abram crut que cet héritier serait Eliézer le fils de sa servante et Dieu va rectifier cela: Genèse 15 : 4 « non, dit le Seigneur ce n’est pas Eliézer qui sera ton héritier mais un fils né de toi»; cependant le Seigneur ne lui avait pas expressément dit à ce moment-là que c’était au travers de Sara qu’il lui donnerait cet héritier ; Il ne le fait que plus tard (chapitre 21 : 12). Or en ce temps-là suivant la coutume en Mésopotamie, pays d’origine d’Abraham, il n’était pas rare qu’en cas de stérilité on fasse appel à une sorte de mère porteuse comme on les appellerait aujourd’hui. C’est pourquoi Saraï propose à son mari de coucher avec son esclave Agar afin d’avoir un fils. L'enfant qui naîtrait serait alors la propriété de Saraï et pourrait si elle le voulait être reconnu comme son fils par adoption. Il est clair que le couple mésopotamien cherche des solutions à leur problème de stérilité qui soient en adéquation avec les paroles de Dieu. Le problème dans cette situation est le facteur humain. Agar s'enorgueillit de sa grossesse et méprise sa maîtresse, oubliant un peu vite qu'elle reste une esclave. L'orgueil et le mépris seront les raisons du rejet d'Agar, puis de son fils Ismaël plus tard. Agar qui signifie "fuite", porte le nom biblique qui définira l'aspect fort de son identité, comme c’est assez souvent le cas des personnages bibliques. C'est donc comme une fugitive qu'elle restera inscrite dans la Parole de Dieu et qu'elle sortira de la maison d'Abram. Sa descendance ne s'inscrira pas dans les bénédictions d'Abram, mais dans celles  définies exclusivement par Dieu en Genèse 16 : 12  "Ismaël sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères." La fuite de la maison d'Abram équivaut à fuir la bénédiction qui repose sur cette maison. Aucune alliance ne sera scellée entre Dieu et Ismaël, ce qui signifie que les nations arabo-musulmanes qui descendent d'Ismaël, auront un chemin spirituel et religieux radicalement différent, qui ne s'inscrira jamais dans le cadre de l'Alliance divine.

Genèse 17 : Ton nom sera Abraham

Genèse 17 : 1 Lorsque Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Eternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face, et sois intègre. 2  J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini. 3  Abram tomba sur sa face ; et Dieu lui parla, en disant: 4 Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. 5  On ne t’appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. 6  Je te rendrai fécond à l’infini, je ferai de toi des nations ; et des rois sortiront de toi.

On se rappelle que le nom d'Abram le Mésopotamien d'Ur était un nom théophore lié au dieu Lune. Par son nom on témoignait donc de la croyance à laquelle sa maison était attachée. Par ce biais on pouvait retracer l'origine, le pays et même parfois la ville d'où l'on venait, car les noms de certains dieux étaient spécifiques à certaines villes. Les autochtones de Canaan pouvaient donc légitimement appeler le patriarche, Abram d'Ur. Ce qui était également un moyen de lui rappeler qu'il n'avait aucun droit dans le pays et qu'il n'était que l'étranger toléré. En changeant le nom d'Abram en Abraham, Dieu va provoquer une véritable scission avec son passé et poser les bases nouvelles qui définiront l'avenir de sa maison.

Comme Abram (père élevé) était un nom théophore, la logique voudrait que celui d'Abraham (père d'une multitude) le soit aussi. Selon ce principe, Abraham porte donc le nom de son nouveau Dieu et proclame au monde entier au travers de sa personne, qu'il n'y a qu'un seul Dieu pour toutes les nations, car dans la composante du nom, multitude se réfère aux nations. D'Abram d'Ur on passe donc à Abraham fils de Dieu, Père et créateur de toutes les nations. C'est le principe du monothéisme qui est instauré et scellé définitivement par une alliance très spécifique, celle du Nom.

A travers Abraham, Dieu définit un modèle universel, une démarche spirituelle qui doit interpeller tous les croyants. C'est une voie qui peut être suivie par tous, si on veut être appelé un jour par le Père céleste, Mon fils. On peut la résumer simplement en trois étapes: premièrement, quitte ton pays et ta famille et suis-moi. Secondement, établis une alliance avec Moi. Troisièmement, porte Mon nom. Les œuvres d'Abraham, bibliquement parlant, se résument à ça et concernent tous les hommes, de toutes les nations, sans exception. Ainsi, aujourd'hui, que vous soyez chinois, français ou israélien, la démarche reste la même. Ainsi ce n'est pas le principe d'une alliance faite avec un peuple isolé qui est établi avec Abraham, mais avec le monde entier. Le peuple juif n'est donc pas l'héritier exclusif de cette alliance, mais uniquement d'une terre, comme on le verra dans le passage qui suit.

Son nom sera Sarah

Genèse 17 : 8  Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu. 9  Dieu dit à Abraham : Toi, tu garderas mon alliance, toi et tes descendants après toi, selon leurs générations. 10  C’est ici mon alliance, que vous garderez entre moi et vous, et ta postérité après toi : tout mâle parmi vous sera circoncis. 11  Vous vous circoncirez ; et ce sera un signe d’alliance entre moi et vous. 12  A l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis, selon vos générations, qu’il soit né dans la maison, ou qu’il soit acquis à prix d’argent de tout fils d’étranger, sans appartenir à ta race. 13  On devra circoncire celui qui est né dans la maison et celui qui est acquis à prix d’argent ; et mon alliance sera dans votre chair une alliance perpétuelle. 14  Un mâle incirconcis, qui n’aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple : il aura violé mon alliance. 15 Dieu dit à Abraham : Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï ; mais son nom sera Sara. 16  Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils ; je la bénirai, et elle deviendra des nations ; des rois de peuples sortiront d’elle.

Dieu clarifie les choses. Dans l'alliance principale qui couvre l'humanité entière, en sera établie une seconde, exclusivement réservée à la descendance par le sang d'Abraham. Cette alliance par le sang, sera scellée par le sang de la circoncision, symbole par excellence de la transmission par lignage. Il y a donc deux choses séparées qui se développent dans l'alliance abrahamique: l'alliance par la foi et celle par le sang. Quand les deux sont réunis, alors le peuple juif est exalté au sein des nations, quand sa foi se détourne de Dieu, alors de facto, l'alliance principale est rompue et celle par le sang perd tout sens, puisque c'est avec Dieu que cette alliance est conclue. Pour un juif les choses sont simples à comprendre, s'il suit Dieu, alors la promesse d'une terre et d'un pays est acquise. Dans le cas contraire, il perd sa terre et son pays. Si malgré cela il persiste à se circoncire, alors que l'alliance est rompue et qu'il a perdu sa terre, la bénédiction se transforme en malédiction, car le juif outrage alors l'Eternel. Car se circoncire tout en ignorant ou s'opposant à Dieu, revient à offenser l'Eternel. Il suffit de lire l'histoire du peuple juif au travers de la Bible pour s'en convaincre, car ce fait est établi, c'est donc factuel et non conceptuel.

Le principe de l'octroi d'une terre liée à une alliance avec Dieu, va conduire au fil du temps à une dangereuse dérive conceptuelle. La notion de Terre promise ou Sainte, occupe une place centrale dans la pensée juive. Dans la Bible, en effet, Dieu destine la « terre de Canaan » aux fils de Jacob, dans la lignée d’Abraham. Cependant, si cette terre a un statut particulier et une forme de « sainteté », c'est uniquement de par le rapport qu’elle entretient avec Dieu, comme le souligne Deutéronome 11,11-12 : « Le pays dans lequel vous entrez pour en prendre possession est […] un pays dont l’Éternel, ton Dieu, prend soin [litt. : scrute, sonde], et sur lequel l’Éternel, ton Dieu, a continuellement les yeux, du commencement à la fin de l’année. » Selon ce passage, le pays devient moins celui de la promesse que celui de l'épreuve. Car dans ce pays, continuellement Dieu sonde son peuple afin de savoir s'il respecte Son alliance. Ce passage mal interprété du Deutéronome contient comme le germe de la vision essentialiste et mystique de la terre d’Israël qui se développera par la suite dans certains courants du judaïsme, en particulier au Moyen Âge. C’est pourquoi certaines sources rabbiniques établiront par la suite un rapport d’analogie entre la terre choisie et élue par Dieu entre toutes, et le peuple choisi et élu par Dieu entre tous. Comme si le fait d'être circoncis et habiter le pays assurait une sorte de blanc-seing divin et le salut de manière quasi automatique. Lourde erreur, c'est justement le contraire, car elle oblige le juif à l'excellence dans le respect de l'Alliance. Car c'est au travers du peuple juif que c'est écrit la Bible, le Verbe de Dieu. La terre d'Israël n'étant qu'une page du livre et le sang de l'alliance par la circoncision l'encre du texte biblique. La sainteté du texte étant établie par l'Alliance principale qui couvre le monde entier. Car on ne fait pas alliance avec une terre, mais directement avec Dieu.

Afin de bien faire comprendre que l'ancienne vie d'Abram appartient au passé, le nom théophore de Saraï va également être changé. Le nom qui renvoyait à la déesse Ningal, parèdre du dieu Lune, disparaît au profit d'un nom nouveau qui renvoie directement à Dieu. En changeant les noms, Dieu fait une chose nouvelle, comme s'Il fabriquait un nouveau couple. A Abram il ajoute un Hé après le Rech (אַבְרָהָם) et à Saraï il supprime le Yod pour lui substituer un autre Hé (שרה). Les deux personnages clé de l'Ancien Testament , une fois leur « conversion » opérée, se voient pourvus d’un Hé qui marque la présence du souffle divin du Tétragramme dans leur nom. C'est comme si cette nouvelle lettre dans le nom représentait le diminutif du Nom, une sorte de sceau divin qui marque la personne. C'est le retour du souffle divin dans l'homme, comme une nouvelle création, une nouvelle Genèse. La lettre hé exprime l’apparition des choses dans le monde. Comme il est écrit, « Voici les engendrements du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés. (Bé hi baram) בּהבּראם». Génese 2 : 4. La tradition juive enseigne : « Ne lis pas, lorsqu’ils furent créés (Bé hi baram), mais, avec le hé ils furent créés (Bé hé Baram). » Comme des nouveaux Adam et Eve, le couple Abraham et Sarah redevient l'image physique du Dieu très haut.

Dans son principe, Dieu "fait" Abraham et Sarah, non en les tirant de la poussière du sol comme Adam, mais en façonnant leur esprit pour en faire des enfants de Dieu. A cause de leur comportement dans le passé, les fils de Dieu ont perdu leur relation avec Dieu et l'Esprit Saint c'est retiré d'eux : "Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans." Genèse 6 : 3. L'union étant brisée, Dieu va la reconstituer au travers d'une nouvelle Alliance avec Abraham par touches successives. Une fois l'œuvre divine achevée, Abraham et Sarah se  retrouvent dans la condition initiale d'Adam et Eve, donc de l'ish et de l'isha, l'homme et la femme qui vivent en Dieu. En recomposant les mots ish et isha, on peut former le « Feu de Yah », qui nous renvoie au principe créateur. Le premier mot de la Bible est “ BERESHIT ”, au commencement, dont la racine est ESCH (feu). Le feu est donc consubstantiel du  premier mot de la Bible “ BERESHIT ”, si l’on retire ce mot, il reste BRIT, l’Alliance – Donc BERESHIT בראשית = Alliance de Feu, brit esh אש  ברית. L'Alliance avec Abraham peut donc être considérée comme un nouveau développement du Bereshit, un temps nouveau, dans un nouveau commencement.

Si on aborde le changement de nom sous l'angle d'un nouveau Bereshit, il faut alors considérer Abraham et Sarah comme la nouvelle image de Dieu sur Terre, exactement comme le furent Adam et Eve avant eux. C'est donc implicitement le nom de Dieu qu'ils portent et non un qualificatif distinctif de leur personne. Abraham, "père d'une multitude" et Sarah la "princesse", deviennent les noms par procuration de Dieu Lui-même, celui de l'Epoux et de l'Epouse. La semence d'Abraham avec le Hé divin, est donc celle qui est portée par la foi qui permet à Dieu d'avoir une Epouse dans la multitude. Abraham et Sarah sont des archétypes du divin, une forme symbolique de l'œuvre de Dieu exprimée dans la chair. Dans ces symboles Dieu est révélé en tant que Père au travers d'Abraham et Sarah comme son épouse représente le peuple qui marche fidèlement à ses côtés. L'Alliance étant désormais établie dans le Noms le fils peut alors également être révélé.

Son nom sera Isaac


Genèse 17 : 17  Abraham tomba sur sa face ; il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? 18  Et Abraham dit à Dieu : Oh ! qu’Ismaël vive devant ta face ! 19  Dieu dit : Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui.

Isaac, « yitsh'aq » qui signifie « il rira » au futur, renvoie au doute d'Abraham, de Sarah et de quiconque apprendra l'origine de sa naissance. "5  Abraham était âgé de cent ans, à la naissance d’Isaac, son fils. 6  Et Sara dit : Dieu m’a fait un sujet de rire ; quiconque l’apprendra rira de moi. 7  Elle ajouta : Qui aurait dit à Abraham: Sara allaitera des enfants ? Cependant je lui ai enfanté un fils dans sa vieillesse." Genèse 21. Il ne s'agit en rien d'un sourire retrouvé après des années d'amertume, comme l'interprète certain. Ce sourire est celui des moqueurs qui doutent de la parole divine. Abraham présenté comme le père de la foi est donc également celui qui engendre le doute. Abraham et Sarah ne réagissent pas comme Marie la mère de Jésus. Luc 1 : 26 Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 27  auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. 28  L’ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. 29  Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. 30  L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. 31  Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. 32  Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. 33  Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. 34  Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? 35  L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. 36  Voici, Elisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. 37  Car rien n’est impossible à Dieu. 38  Marie dit : Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! Et l’ange la quitta.

Ceux qui sont né de la chair et même s'ils sont circoncis dans la chair, vivent dans le doute quant à la promesse faite par Dieu d'un fils issu de Sa parole. Le nom d'Yitsh'aq fait référence au contexte de la naissance du fils d'Abraham. Il avait pour but de renvoyer les moqueurs  aux moqueries que l’enfant allaient subir. Isaac est le fils du "vieux et de la vieille", sont des paroles à forte connotation péjoratives qui claquent avec moquerie. Les parents n'y ont pas cru et quiconque entendra dire que cet enfant est la promesse d'un dieu, en rira d'autant plus. Il s'agit là d'une caractéristique flagrante des enfants de Dieu, celle de douter de la parole de Dieu quand on se réfère au fils de Sa promesse. Plus tard, quand Dieu annoncera la venue du Messie avec le prophète Esaïe, le chapitre 53 commencera par le doute: Esaïe 53 : Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel ? 2  Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. 3  Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.

Aujourd'hui encore les juifs se moquent des chrétiens quand ils font référence à ce passage par rapport à Jésus, démontrant oh combien ils sont bien les fils d'Abraham et de Sarah. C'est une constante qui ne les lâchera jamais, le doute quant au fils de la promesse. Quand le Messie enfin vint physiquement, voici quelles furent ses paroles: Marc 10 : 32 Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus allait devant eux. Les disciples étaient troublés, et le suivaient avec crainte. Et Jésus prit de nouveau les douze auprès de lui, et commença à leur dire ce qui devait lui arriver:33  Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, 34  qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le battront de verges, et le feront mourir ; et, trois jours après, il ressuscitera.

Plus tard, quand les apôtres iront de synagogues en synagogues pour annoncer la bonne nouvelle de l'Evangile, la plupart des juifs se moqueront d'eux et les chasseront. Seul un petit nombre de juifs suivront les apôtres. L'Evangile progressivement alors, sortira du contexte purement judaïque pour se tourner vers les Grecs qui crurent en Jésus. Eux ne riront pas de Jésus comme étant le Messie et par la foi ils deviendront des enfants légitimes, des fils de Dieu comme l'était devenu avant eux Abraham. Dans ce sens ils sont les enfants d'Abraham par la foi qui ont remplacé les enfants de Sarah circoncis dans la chair. Car la promesse de Dieu ne concerne que ceux qui y croient. Ainsi, tout homme qui croit dans le fils de la promesse, fait partie de la multitude ayant Dieu pour Père et sera appelé un jour à régner à ses côtés comme Son Epouse légitime, comme une princesse. Tout est dans le nom…

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