jeudi 22 septembre 2016

Pâques ou Pâque ? (partie 11)

On a vu dans le chapitre précédent qu'Abraham et Sarah cachent sous leurs traits la figure de l'Eternel. L'histoire d'Abraham peut donc être regardée de deux manières, tout dépend de quel côté on tient la lorgnette. En règle générale c'est par le petit bout qu'on interprète le texte, la focale posée sur l'homme terrestre, tout en ignorant le cadre plus large du contexte spirituel. Or la vie d'Abraham dépasse largement le cadre de ses faits et gestes, car elle englobe la vie future de tous les croyants. Comme archétype de la foi, elle ouvre la voie de deux chemins, celui de la vie ou de la perdition. Ces deux chemins se sont séparés au travers d'Abraham et de Lot. Le premier est resté sur les hauteurs arides des collines de Judée et le second est descendu vers la ville de Sodome.

Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ?

Le chapitre 17 de la Genèse pourrait être appelé celui de l'Alliance et celui qui le suit directement, celui du Jugement. Dieu souligne ainsi dans la Bible la forte corrélation entre les deux. Briser ou ignorer l'Alliance aura des conséquences. Les juifs vont expérimenter dans le futur ce qu'il en coûte de briser l'Alliance, mais le monde lui, expérimentera ce qu'il en coûte de l'ignorer et in fine le résultat peut être le même. A partir du moment où le Créateur se présente physiquement dans Sa création, soit le monde se soumet à Ses lois, soit il disparaît dans un déluge d'eau ou de feu. Les Sumériens ont disparu non parce qu'ils étaient plus mauvais que les Akkadiens, mais parce que les fils de Dieu au milieu d'eux le sont devenus. La même chose va advenir à Sodome et sa région. 

Genèse 18 : 1 L’Eternel lui apparut parmi les chênes de Mamré, comme il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour. 2  Il leva les yeux, et regarda : et voici, trois hommes étaient debout près de lui. Quand il les vit, il courut au-devant d’eux, depuis l’entrée de sa tente, et se prosterna en terre. 3  Et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point, je te prie, loin de ton serviteur. 4  Permettez qu’on apporte un peu d’eau, pour vous laver les pieds ; et reposez-vous sous cet arbre. 5  J’irai prendre un morceau de pain, pour fortifier votre cœur ; après quoi, vous continuerez votre route ; car c’est pour cela que vous passez près de votre serviteur. Ils répondirent : Fais comme tu l’as dit. 6  Abraham alla promptement dans sa tente vers Sara, et il dit : Vite, trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux. 7  Et Abraham courut à son troupeau, prit un veau tendre et bon, et le donna à un serviteur, qui se hâta de l’apprêter. 8  Il prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu’on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l’arbre. Et ils mangèrent. 9 Alors ils lui dirent : Où est Sara, ta femme ? Il répondit : Elle est là, dans la tente. 10  L’un d’entre eux dit : Je reviendrai vers toi à cette même époque ; et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Sara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui. 11  Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge : et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. 12  Elle rit en elle-même, en disant : Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs ? Mon seigneur aussi est vieux. 13  L’Eternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant: Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille ? 14  Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Eternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque ; et Sara aura un fils. 15  Sara mentit, en disant : Je n’ai pas ri. Car elle eut peur. Mais il dit : Au contraire, tu as ri. 16 Ces hommes se levèrent pour partir, et ils regardèrent du côté de Sodome. Abraham alla avec eux, pour les accompagner. 17  Alors l’Eternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? …

Dans le passage ci-dessus, il apparaît qu'Abraham reconnaît immédiatement les hommes qui apparaissent à ses côtés comme les "voyageurs" de l'Eternel. S'il les reconnaît si facilement, c'est qu'il les avait déjà vus au paravent dans la plaine à proximité de la ville de Sodome et il n'y a aucun doute dans son esprit, puisqu'il se prosterne immédiatement devant eux. La suite confère aux règles classiques de l'hospitalité en vigueur chez les gens qui vivent sous les tentes, comme chez les Berbères encore aujourd'hui. Mais si Abraham respecte les règles de l'hospitalité en vigueur chez les nomades, l'Eternel lui ne s'embarrasse pas du protocole. Normalement l'étranger qui voyage, s'annonce de loin en s'approchant d'une tente étrangère. Généralement on le fait lentement par étape, pour laisser le temps à celui qui est dans la tente de reconnaître par le vêtement ou des signes distinctifs l'origine du visiteur, le pas lent signifie que l'on vient en paix. Une autre règle d'or concerne la femme de l'accueillant que l'on respecte en restant discret par rapport à elle. Tout voyageur se doit de garder ses distances par rapport  aux femmes qui vivent sous les tentes, car il serait insultant d'y jeter ne serait-ce qu'un regard. Or dans la tente d'Abraham, toutes les convenances volent en éclats et les choses se passent comme si c'était Abraham qui était l'hôte de sa propre maison. Abraham réagit comme un sujet dévoué à son roi, soumis à son Dieu qu'il a désormais reconnu parmi les hommes reçus sous sa tente et qui devient celle de la rencontre.

Dans la tente de la rencontre, Dieu va s'adresser pour la première fois directement à Sarah. Il lui annonce qu'elle aura dans neuf mois un fils. Il souligne son doute par son mensonge, ce qui doit la couvrir de honte et de crainte face à un homme qui perçoit jusqu'aux pensées les plus profondes. Abraham et Sarah réagissent somme toute normalement pour des personnes âgées qui se sont résignées à la stérilité. Mais voilà, Dieu veut un fils qui soit le produit de Sa promesse. Isaac est donc plus le fruit d'un miracle que l'expression amoureuse d'un couple. De surcroît, un miracle auquel personne ne croira et dont on rira. La volonté d'avoir un fils exalte l'esprit paternel et en révèle le désir. Le Père des nations, le Dieu Très Haut, fait la promesse d'un fils dont Isaac est l'archétype.

Ce fils héritera de tout et sera porté d'une affection exclusive et sans partage, car Dieu est jaloux. L'amour total ne supporte pas la demi-mesure. Or le cœur d'Abraham est encore partagé dans son affection pour Lot, son neveu et fils spirituel. Dernier lien qui le rattache encore à sa famille chaldéenne. Or Lot a été dans la présence directe de Dieu lors de la rencontre dans la pleine avec Melchisédek. Il a assisté à la conduite outrageuse du roi de Sodome et à la colère d'Abraham. Malgré cela il retourne vivre à Sodome pour se soumettre à ce roi. Outre le fait de vivre dans une ville aux mœurs dépravées, Lot ne fera jamais du Dieu d'Abraham son dieu. Il se fondra même dans son milieu et mariera ses filles avec des hommes de la ville. Des sodomites unis aux filles du fils de l'affection d'Abraham, la coupe de l'Eternel est désormais pleine. Un amour exclusif ne peut souffrir un pareil mélange. Lot doit disparaître de la vie d'Abraham!

Mais il y a un problème épineux à résoudre, l'affection d'Abraham pour Lot ne doit pas se transformer en affliction le jour où Abraham apprendra la destruction de la ville, puis la mort de son neveu et de sa famille. Car Dieu ne veut pas uniquement détruire la ville, Il veut également détruire tout sentiment à l'égard de Lot. L'Eternel lui annonce alors ses intentions concernant Sodome et Gomorrhe. Mais au paravent, Dieu lui rappelle ce qui fait la différence entre un pécheur et un juste. Gen 18 : 18 Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. 19  Car je l’ai choisi, afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Eternel, en pratiquant la droiture et la justice, et qu’ainsi l’Eternel accomplisse en faveur d’Abraham les promesses qu’il lui a faites …

Abraham a été choisi pour garder la voie de l’Eternel et pratiquer la droiture et la justice. Soit se comporter honorablement envers ses semblables, mais également garder une foi inébranlable afin que cela lui soit imputé à justice. Ainsi par le juste Abraham, toute la Terre pourra connaître l'Eternel et être bénie par Lui. La foi d'Abraham a pour vocation à servir de modèle universel. Ainsi quiconque croira comme Abraham sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Car seule la foi justifie, c'est l'ordonnance primaire qui passe avant toutes les autres. Car l'observance d'aucune loi ne justifie, qu'elle soit adamique, noachide, abrahamique ou mosaïque. Les règles, les ordonnances ou les traditions ne sont pas l'expression de la foi que Dieu recherche. Les choses sont plus simples et peuvent être résumées simplement en trois étapes comme on l'a déjà vu: premièrement, quitte ton pays et ta famille et suis-moi. Secondement, établis une alliance avec Moi. Troisièmement, porte Mon nom. Mais l'Eternel va encore plus loin dans la simplification des relations avec les hommes. Croire dans le fils de la promesse dont quiconque rira, même Abraham. La foi d'Abraham le justifie alors dans le sens où cela le mène au fils de la promesse, geste divin que seul l'Eternel accomplit.

Une question se pose concernant le fils de la promesse. S'il est le produit d'une foi qui dépasse l'entendement humain, pourquoi Dieu l'impose-t-il? Car il va être le produit de l'amour et même sa quintessence. Il semble évident que lorsque Isaac naîtra, il sera inondé d'un immense amour par ses parents. Comme fils unique inespéré et produit d'un miracle, l'amour qui va l'entourer sera également unique. Le fils de la promesse est donc également celui de l'amour. La justification par la foi se fait donc dans l'amour et pas n'importe lequel, un amour éprouvé et exclusif révélé par le fils de la promesse. Cette exigence de l'amour sera renouvelée plus tard en Deutéronome 6 : 4 Ecoute, Israël ! l’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel. 5  Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. 6  Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. 7  Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. 8  Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux.

Le fils de la promesse Lui-même rappellera cela en Matthieu 22 : 37  "Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38  C’est le premier et le plus grand commandement. 39  Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes." La voie de l’Eternel dans la pratique de la droiture et la justice est exprimée dans la Loi et les prophètes, qui elle-même dépend de l'amour. La voie de la justice est donc celle de la foi dans l'amour de Dieu qui produit la vie et même la vie éternelle. Ce principe sera rappelé dans l'Ancien et et le Nouveau Testament  ( Habaquq 1:1-5, 2:1-4 ; Romains 1:15-17 ). Le corolaire de tout cela est que celui qui ne croira pas, mourra.

Dans les grands principes révélés par la vie d'Abraham, la vie et la mort se retrouvent dans Isaac et Lot. Parce que Abraham a suivi L'Eternel, la vie a jailli au travers de son fils Isaac, mais parce que Lot s'en est détourné pour suivre la voie du péché en vivant à Sodome, il mourra.  La justice de l'Eternel va alors se révéler dans la présence d'Abraham.

Genèse 18 : 20  Et l’Eternel dit : Le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accru, et leur péché est énorme. 21  C’est pourquoi je vais descendre, et je verrai s’ils ont agi entièrement selon le bruit venu jusqu’à moi ; et si cela n’est pas, je le saurai. 22  Les hommes s’éloignèrent, et allèrent vers Sodome. Mais Abraham se tint encore en présence de l’Eternel. 23 Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant ? 24  Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? 25  Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? 24  Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? 25  Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? 26  Et l’Eternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d’eux. 27  Abraham reprit, et dit : Voici, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poudre et cendre. 28  Peut-être des cinquante justes en manquera-t-il cinq : pour cinq, détruiras-tu toute la ville ? Et l’Eternel dit : Je ne la détruirai point, si j’y trouve quarante-cinq justes. 29  Abraham continua de lui parler, et dit : Peut-être s’y trouvera-t-il quarante justes. Et l’Eternel dit : Je ne ferai rien, à cause de ces quarante. 30  Abraham dit : Que le Seigneur ne s’irrite point, et je parlerai. Peut-être s’y trouvera-t-il trente justes. Et l’Eternel dit : Je ne ferai rien, si j’y trouve trente justes. 31  Abraham dit : Voici, j’ai osé parler au Seigneur. Peut-être s’y trouvera-t-il vingt justes. Et l’Eternel dit : Je ne la détruirai point, à cause de ces vingt. 32  Abraham dit : Que le Seigneur ne s’irrite point, et je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s’y trouvera-t-il dix justes. Et l’Eternel dit : Je ne la détruirai point, à cause de ces dix justes. 33  L’Eternel s’en alla lorsqu’il eut achevé de parler à Abraham. Et Abraham retourna dans sa demeure.

Dans ce passage c'est la justice qui prime et toute la discussion tourne autour de ce sujet. Pour Abraham l'angoisse l'étreint, non à cause de la ville de Sodome dont il connaît le vice, mais à cause de Lot pour qui il a encore beaucoup d'affection. Abraham va donc tout faire pour sauver son neveu. Mais en face de lui il y a Melchisédek le roi de justice et le Dieu Très Haut sait que c'est pour la postérité d'Abraham qu'Il va devoir agir, pour tous ceux qui croiront en lui dans le monde pour les millénaires qui viennent.  La finalité de l'histoire est de savoir si Dieu considère Lot comme un juste selon Ses principes. Si la ville est détruite, la réponse sera clairement non et Abraham devra sérieusement reconsidérer le caractère affectif qui le lie encore à son neveu. Car un fils de Dieu peut-il encore aimer celui qui aime vivre dans le péché, puisque Sodome en est la caricature parfaite? Cette ville où la licence sexuelle est à son comble, où les actes sexuels contre nature se pratiquent comme un culte et dont les enfants sont parfois brûlés vifs à Baal. Un homme qui se soumet à ces règles et en accepte la gouvernance ne pourra jamais être considéré comme un juste. Melchisédek comme roi de justice outragé va donc juger le roi de Sodome et sa ville.

La Bible déclare que, lorsque des hommes s’arrêtèrent pour rendre visite à Lot « les gens de Sodome, entourèrent la maison […] Ils appelèrent Lot, et lui dirent : Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions » (Genèse 19 :4-5). [Certaines versions traduisent la fin de ce verset comme suit : « Amène-les-nous pour que nous en abusions. »] La plupart des commentaires bibliques reconnaissent que les hommes de Sodome étaient déterminés à satisfaire leurs désirs homosexuels. Bien que Lot leur répondît : « Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal » (Genèse 19 :7), les hommes de Sodome essayèrent d’abuser sexuellement les messagers envoyés par Dieu (Genèse 19 :1). À cause de ce comportement « méchant et coupable au plus haut point » (Genèse 13 :13), les villes de Sodome et de Gomorrhe furent soudainement et totalement détruites par une intervention divine (Genèse 24-25).

Lot, le "frère" des sodomites, qui donne ses filles aux hommes de la ville et dont la femme regrette les vices en se retournant après sa destruction n'a en définitive été sauvé qu'à cause d'Abraham et non à cause de sa conduite, combien même elle imitera celle d'Abraham quant aux règles d'hospitalité. Jamais la Bible ne dira que Lot fut un juste sauvé d'une ville de péché et par la suite la conduite de ses filles scellera le destin de sa descendance qui formera les nations honnies d'Ammon et Moab. Sophonie 2:9  C’est pourquoi, je suis vivant ! dit l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël, Moab sera comme Sodome, et les enfants d’Ammon comme Gomorrhe, Un lieu couvert de ronces, une mine de sel, un désert pour toujours ; Le reste de mon peuple les pillera, Le reste de ma nation les possédera.

Genèse 19 : 27 "Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s’était tenu en présence de l’Eternel. 28  Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine ; et voici, il vit s’élever de la terre une fumée, comme la fumée d’une fournaise… 20 : 1 Abraham parti de là pour la contrée du midi ; il s’établit entre Kadès et Schur, et fit un séjour à Guérar." L'angoisse d'Abraham pour Lot est traduite dans sa précipitation à connaître le sort de Sodome dès les premières lueurs de l'aube. La nuit d'attente dut être longue et certainement il espérait le retour de son neveu dans sa maison, mais quand il vit la fumée s'élever de la ville, il comprit que le drame dans sa famille était consommé. Pour lui, Lot était mort et le dernier lien avec sa famille s'élevait dans la fumée de Sodome. Dieu n'avait pas trouvé les justes qui sauveraient la ville et plus rien ne le retenait en ces lieux douloureux de souvenirs qu'il quittera pour oublier Lot dans le désert de Schur. Une page de la vie d'Abraham se tourne et désormais son avenir sera lié au fils d'une promesse de l'Eternel.

2 commentaires:

  1. Shalom frère!
    Que le Seigneur vous bénisse pour ces paroles profondes.

    Je voulais quand même savoir que pensez-vous de cette affirmation de l'ecriture:"2 Pierre 2:7 et s’il a délivré le juste Lot, profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution" Cela ne sonne-t-elle pas contradictoire à ce que tu as dit sur Lot?
    Merci pour le temps que tu auras pour me répondre.

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  2. Je reste factuel. Quand on est attristé par la conduite des gens de Sodome, on ne leur donne pas ses filles en mariage. Les patriarches sont toujours retournés à Charan pour trouver un conjoint à leurs enfants, pas Lot. De plus je rapporte le qualificatif de juste, non à l'attitude de la personne, mais par rapport à sa foi en l'Eternel comme la défini la bible avec Abraham. Dans ce sens Lot n'est pas un juste.
    Fraternellemùent.

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