lundi 14 novembre 2016

The last (American) Trump of God

Une photo que peu pensait voir un jour
 Le son du shofar divin qui s'adresse en premier lieu aux élus de Dieu, est traduit par trump dans les Bibles anglaises: The last Trump of God (le son de la dernière trompette). L'analogie avec le nom du nouveau président des Etats-Unis choisi le 8 novembre 2016 devrait donc être évidente, surtout quand on assimile cette élection à un coup de tonnerre ou un tsunami planétaire. C'est la réponse des populistes aux impopulaires, du peuple d'en bas face à l'élite de la finance et de l'Establishment. Je ne commente plus l'actualité depuis un certain temps, car je pense que le temps des avertissements est maintenant derrière nous. La grande page de l'Histoire biblique de la tétrade 2014/2015 est tournée et un nouveau temps biblique débute. Dans la vision du prophète une nouvelle Menorah est mise en place et sa première lampe est désormais allumée. Cependant, quand l'actualité eschatologique l'exige, je la commente pour conserver les traces historiques nécessaires à la reconstitution des évènements bibliques. Cet article est donc la suite logique de la partie 14 sur les deux témoins, car on considère l'élection de Donald Trump comme un Brexit puissance 7.

Une fois de plus les choses ne se passent pas comme prévu par l'Establishment et leurs médias inféodés. L'élection du 45ème président des Etats-Unis est un ouragan qui emporte tout. Les calculs des sondeurs et les prévisions des experts. Le confort des élites intellectuelles et les certitudes des milieux d'affaires. La suffisance des hommes politiques et l'arrogance des médias. Une lame de fond dont la brutalité coupe le souffle. Un raz de marée sidérant dont l'onde de choc n'épargne pas nos rivages. Dans tout l'Occident, les peuples sont en colère. Nous avions choisi de ne pas le voir. Depuis la victoire de Donald Trump, nous ne pouvons plus faire semblant.

Qui est l'homme à la chevelure blonde ayant défié tous les sondages ? Quatrième enfant d'un promoteur immobilier new-yorkais, Donald Trump a d'abord été envoyé dans une école militaire pour calmer son tempérament volcanique. Diplômé de la prestigieuse école de commerce de Wharthon, il a par la suite fait carrière dans l'immobilier. Figure du businessman libéral par excellence, il est ensuite devenu une star médiatique grâce à une émission de télé-réalité, The Apprentice, dans laquelle il faisait passer des entretiens d'embauche musclés à des candidats souhaitant intégrer son entreprise.

Donald Trump a mené une campagne de 511 jours. Sa folle ascension politique commence le 16 juin 2015. Installé dans Trump Tower de New York, symbole de son opulence, il tient une conférence de presse pour déclarer sa candidature à la primaire du parti républicain. L'annonce fait presque sourire et survient à contretemps par rapport aux autres candidats comme Ted Cruz, Marco Rubio et Ben Carson, qui sont déjà entrés en campagne depuis quelques mois. Sans expérience politique, Donald Trump trouve sa voie. Le 14 juillet, un premier sondage le place en tête des primaires. La vague "populiste", selon ses détracteurs, est lancée et sème la pagaille au sein du camp républicain, qui ne veut pas vraiment pas de lui, que ce soit ses concurrents à la primaire, et même le clan Bush, qui ne lui a pas donné son vote. Début mai, tous ses opposants se retirent de la course. Il se retrouve donc seul et se fait officiellement investir en juillet 2016. Donald Trump mène ensuite une campagne agressive, ponctuée par de nombreuses déclarations choc, notamment envers les minorités ethniques et les femmes. Son mot d'ordre : "Make America great again", "Rendons sa grandeur à l'Amérique".

Les électeurs qui ont voté Trump n'ont pas obéi à un quelconque déterminisme «identitaire», ils ont tout simplement voulu dire leur colère d'habiter - de plus en plus mal - un pays qui se défait. Cette réalité, l'Amérique officielle n'a pas voulu la voir, pas plus que nous n'avons, en Europe, tiré les leçons des signes avant-coureurs de ce grand ébranlement. Le «non» des Français au référendum de 2005 sur la Constitution européenne? C'était un regrettable coup du sort! Le Brexit, au Royaume-Uni? Un malheureux accident! Comment, pourtant, ne pas y entendre ces mots, interdits par la bienséance politico-médiatique, qui résonnent aujourd'hui de l'autre côté de l'Atlantique? Protection, frontières, identité culturelle, conservatisme… Partout ce sont les mêmes armes brandies contre les élites des grandes villes par le petit peuple de cet «Occident périphérique».

L'élection du président Trump est la défaite du multiculturalisme, cette «nouvelle religion politique»  qui inverse le devoir d'intégration (puisque c'est celui qui accueille qui doit s'accommoder aux diversités). Trump jouait sur du velours: les admonestations «morales», professées par une classe politique incapable de résoudre les problèmes des peuples, ne font plus recette. Sur fond de chômage galopant et d'islam conquérant, l'injonction multiculturaliste, en Amérique comme en Europe - vertigineux parallèle -, est vécue comme une provocation. C'est l'antithèse de la politique de gauche française qui a remplacé les prolétaires par les immigrés et les croyants par des laïcs. C'est la théologie de la gauche qui a remplacée l'Internationale par l'immigration, la lutte des classes par l'aide sociale financée par la dette ou encore l'égalité par la discrimination positive. Finis les classes, les engagements, la lutte pour l’égalité. L’ordre nouveau se fonde sur les « races », les « ethnies », les identités reçues et non conquises et choisies. Un formidable retour de balancier s'opère dans l'histoire politique mondiale et qui par le biais du Front National pourrait bientôt passer par la France.

Donald Trump reçoit le chef du Ukip, le Britannique Nigel Farage, le 12 novembre 2016 à la Trump Tower, à New York
 Le message de l'ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, repris en boucle sur France Info et qui est sorti de sa réserve  diplomatique avant l'officialisation des résultats du vote sur Twitter (il a depuis effacé son tweet), en dit long sur l'état d'esprit de la gauche française. « Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s'effondre devant nos yeux. Un vertige", a-t-il posté avant de constater « la fin d'une époque, celle du néolibéralisme ».  Marine Le Pen et l’éditorialiste du Monde se lancent égalent dans les envolées lyriques. « Ce n’est pas la fin du monde, c’est la fin d’un monde », a déclaré la première. « L’élection de Donald Trump est un bouleversement majeur, une date pour les démocraties occidentales. Comme la chute du Mur de Berlin, comme le 11-Septembre 2001, cet événement ouvre sur un nouveau monde », écrivait pour sa part Jérôme Fenoglio, le directeur du Monde qui, pour l’occasion, avait sorti les grands mots.

Dans le monde arabe c'est la consternation, cette élection prend de cours, comme le reste de la planète, la presse arabe. «Après avoir promis une suspension de l’arrivée de tout musulman sur le territoire américain, il a qualifié de nombreux pays, dont l’islam est la religion majoritaire, d’Etats "terroristes" et traité leurs populations respectives d’animaux…

Concernant Israël c'est tout le contraire. Après l'ère glaciaire entamée sous le mandat d'Obama, le réchauffement s'amorce clairement avec Trump. Le ministre israélien de l'Education Naftali Bennett, chef de file du lobby colon, a déclaré aujourd'hui que l'idée de créer un Etat palestinien coexistant avec Israël était révolue avec l'élection de Donald Trump. "La victoire de Trump offre à Israël la chance de renoncer immédiatement à l'idée de création d'un Etat palestinien", a dit dans un communiqué M. Bennett, connu pour son opposition à un tel Etat. "Telle est la position du président élu" Donald Trump et "telle devrait être notre politique, tout simplement (...) L'époque de l'Etat palestinien est révolue", a-t-il ajouté. Car pour Donald Trump, la Palestine n’a jamais existé géographiquement et n’existera pas. Donald, qui considère ce peuple juste comme une entité religieuse,  s’est référé à la réalité du terrain. D’ailleurs, même dans le coran, et autres livres des religions monothéistes, la Palestine n’a pas été évoqué. Dans le coran, par exemple, on trouve le mot Israël répété 22 fois mais jamais aucune référence ou allusion n’a été faite à l’existence de la Palestine. La position du nouveau président américain fera carrément évaporer le rêve de la “nation arabe”. La liste des promesses de Trump envers Israël annonce un véritable changement de cap. Mais le vrai changement viendra quand l'Etat juif tournera son regard vers son Mashiah, Yeshoua.

Toujours est-t-il, qu'un changement de temps majeur est en cours actuellement. Après les printemps arabes qui se sont mués en printemps islamiques, vient le temps des nationalismes occidentaux qui veulent élever autant de barrières sur leurs frontières que celle qu'ils ont tant décriée en Israël.  Signe des temps d'aujourd'hui, où Israël devient la référence et le conseil pour lutter contre le terrorisme arabe après avoir tant soutenu les palestiniens contre l'Etat juif. Nul ne sait jusqu'où reviendra le balancier de l'Histoire. Mais une chose est certaine, il va faire beaucoup de dégâts sur son passage. Si je ne devais prendre qu'un symbole des changements en cours, se serait l'inauguration lundi 12 septembre du 10ème hôtel Trump à quelques pas de la Maison Blanche... Son nom ? Trump International Hotel. Son signe particulier ? Une tour de 93 mètres dominant la Pennsylvania Avenue entre le Capitole et la Maison Blanche. La grande ouverture de l'hôtel est prévue dans quelques mois et le nouveau président élu souhaiterait qu'elle soit effective le jour de l'investiture à la Maison Blanche en janvier.

Trump International Hotel Washington

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