dimanche 11 décembre 2016

La fin du monde socialiste

La tectonique des plaques politiques n'en finit plus d'avoir des soubresauts qui provoquent des séismes populaires de grandes ampleurs dans le monde occidental. Quatre événements politiques improbables se sont imposés coup sur coup alors que ni les sondeurs, ni les analystes, ni les journalistes ne les avaient vu venir. Le Brexit, l'élection de Trump, la victoire de Fillon à la primaire de la Droite et enfin pour la première fois de l'histoire de la Ve République, le président sortant, François Hollande, a renoncé à briguer un second mandat. Quatre séismes majeurs qui nous rappellent à tous qu'aujourd'hui plus que jamais, en politique plus qu'ailleurs, et particulièrement dans nos démocraties occidentales en crise, rien n'est jamais écrit à l'avance ».  Des évènements politiques qui ont pris l'écrasante majorité des analystes, éditorialistes politiques et sondeurs par surprise. On peut également ajouter la démission de Matteo  Renzi désavoué par un vote défavorable à plus de 60 %, mais qui était largement anticipé.

A chaque fois les grands titres des journaux, telle une anaphore, répètent les mêmes mots, stupéfaction, séisme, tsunami, tremblement de terre, déferlante, etc. Mettant à l'index des instituts de sondage dont on s’aperçoit qu’ils se trompent régulièrement. Des sondages ayant un but manipulateur, non par ce qu’ils ne respectent pas les règles de la statistique, mais par ce qu'on sait qu'on peut tout faire dire à des sondages surtout  si les questions sont posées avec un arrière-plan qui doit amener le sondé à répondre dans le sens voulu. C'est également les masses médias qui sont emportées dans les vagues de l'Histoire. Médias qui sont à l'aune du système financier pervers qui les nourri et qui bute sur les limites de son outrance. Les mêmes mensonges répétés à l'envi depuis des décennies ne font plus recette. Les peuples rejettent plus qu'ils n'acceptent aujourd'hui, ces mal-pensants traités de "populistes", péjoration qui sonne comme un crachat sur le vote populaire qui s'oppose à l'élection de ceux qui savent, qui se gavent et aujourd'hui enragent.

La fin du monde socialiste

La France a surpris tout le monde quand une vague bleue traversa le pays, plaçant François Fillon largement en tête du premier tour de la primaire à droite avec plus 44% des voix, dimanche 20 novembre 2016. Il fit la une de la quasi-totalité des journaux, lundi matin. "Surprise", "raz-de-marée", "déferlante"... Il fut l'expression du rejet de Sarkozy dans un premier temps, mais l'objet d'un véritable plébiscite au second tour. Avec presque 70 % des suffrages exprimés au second tour de la primaire, François Fillon l’a emporté de façon écrasante face à Alain Juppé. Un des points centraux de son programme s’est manifesté avec le ralliement de Sens commun, le parti de la Manif pour tous. Aujourd’hui, après son « triomphe », ce père de cinq enfants qui n’a jamais divorcé, est aussi présenté comme le candidat des catholiques. Une sorte de retour de balancier politique qui revient des valeurs sociétales de la gauche maçonnique, vers la droite catholique. La tentation serait de se réjouir un peu trop vite du retour à plus de "christianisme" dans la politique française. La laïcité positive de Sarkozy fut un contre-exemple de ce mélange des genres. Il faut donc s'attendre à bien pire avec Fillon.

Mais là où les uns s'élèvent, les autres dégringolent et c'est un euphémisme. Depuis novembre 2013, François Hollande est le président de la République en exercice le plus impopulaire depuis le début de la Ve République avec 85% de mécontent. Un record absolu qu'il va être difficile à battre. Mais on est en France et tout reste possible, même le pire. On présente encore aujourd'hui Louis XIV comme le Roi-Soleil et le plus grand roi de France. C'est oublier un peu vite que celui qui abrogea l'Edit de Nantes et força à l'exil 300000 protestants, ruina également le pays et vit mourir presque tous ses descendants. Mais surtout il sera l'artisan précoce de la Révolution française, de la fin de la monarchie et du catholicisme triomphant. En entrant en guerre ouverte contre l'Eternel en persécutant les protestants, c'est la monarchie et l'Eglise qui la soutenue qui finalement seront les grands perdants de cette guerre qu'aucun homme ne peut gagner.


Après avoir convoqué les Français devant leur télévision à 20 heures le jeudi 1 décembre 2016, François Hollande a tout d’abord présenté un satisfecit pathétique quand on voit la situation économique et sociale après presque cinq ans de gouvernance socialiste. Puis la mine déconfite, il a ensuite annoncé le plus solennellement du monde qu’il ne serait pas candidat à un nouveau mandat en mai prochain. Pour un président qui se voulait normal, sa sortie l'est beaucoup moins, car c'est la première fois qu'un président en exercice renonce à second mandat. Un aveu d'échec pour le moins humiliant.

Celui qui était entré en guerre ouverte contre l'Eternel, est renvoyé dans la poubelle de l'Histoire avec l'image du plus mauvais président de la Vème République. C'est la fin du rêve socialo-maçonnique qui voulait imposer ses valeurs antéchrists à force de lois et décrets. Mariage pour tous, théorie du genre, suppression du critère de détresse pour l'IVG, du délai de réflexion, remboursement intégral et même une loi élargissant le délit d'entrave. Alors que le chômage explose malgré des centaines de milliers d'emplois aidés et de stages bidon ou que l'état d'urgence reste en vigueur dans un pays ouvertement en guerre contre les islamistes, la folie socialiste continuait de croire dans des lendemains qui chantent. Le réveil est brutal.

Le chant du cygne socialiste c'est également celui du pouvoir régalien qui laisse la justice exsangue, la police épuisée et l'armée poussée aux limites de ses possibilités. C'est la poursuite d'une Education Nationale en déliquescence et qui ne cesse de dégringoler dans le classement international PISA ou Timss (Trends in International Mathematics and Science Study) sur les mathématiques et les sciences. D'un système de santé qui se dégrade rapidement tout en devenant de plus en plus cher. En corollaire alors que la France atteint désormais une population de 66,6 millions d’habitants, l'espérance de vie commence à diminuer.

La messe est dite pour ces chantres de la laïcité que sont les socialistes. Ils ont voulu la guerre avec Dieu, ils l'ont eu et l'on perdu, normal. Déchiré de l'intérieur et coincé entre Macron et Mélenchon, c'est bien plus qu'une élection perdue qui se profile, c'est la fin du Parti Socialiste qui se décompose comme un corps social mort. En 2012 le PS et ses alliés dirigeaient la quasi-totalité des régions de France, la majorité des départements, la plupart des villes de plus de 30.000 habitants, ils étaient majoritaires à l'Assemblée nationale et au Sénat, et ils avaient remporté l'élection présidentielle. Jamais aucun parti, sous les cinq républiques de notre histoire, n'avait disposé d'autant de pouvoirs. Ayant atteint ce que l'on considère comme la clé de voûte des institutions de la Ve République, la présidence de Hollande verra s'effondrer tout l'édifice en un seul mandat. Qui l'aurait cru? Pourtant c'est fait et d'autres suivront la même voie, car c'est le temps qui veut cela. Le temps du jugement. C'était clairement annoncé, mais plus personne n'écoute….

La nouvelle génération politique - octobre 2010

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